Ascension du Licancabur (5930 mètres) et Salar Uyuni

Du 15/06 au 19/06 :

Depuis San Pedro de Atacama (voir notre article), nous organisons notre départ vers la Bolivie à travers le désert de Lipez et le fameux Salar de Uyuni. C’est un tour classique, populaire et proposé par une quantité d’agence de voyage.

Le tour se déroule sur 3 jours et 2 nuits, nous pouvons être jusqu’à 7 personnes plus le chauffeur. Après avoir fait le tour des agences de voyages et tenter de négocier, nous choisissons Aventura Lithium. C’est une agence bolivienne qui possède de bons retours dans le livre d’or (testimonio) de l’office de tourisme de SPA.

Comme on n’aime pas faire comme tout le monde, on décide de combiner le tour classique avec l’ascension du Licancabur – 5930 mètres – (sommet frontalier entre le Chili et la Bolivie). Nous nous organisons avec l’agence afin d’avancer de 2 jours notre départ vers la frontière bolivienne.

Le drapeau de la Bolivie

Le drapeau de la Bolivie

Le poste de douane à la frontière de la Bolivie

Le poste de douane à la frontière de la Bolivie

A la frontière bolivienne, nous laissons les 4×4 partants pour le tour et prenons la direction du refuge/hostel qui se trouve à proximité du Licancabur. Nous attaquerons l’ascension le lendemain. Il nous faut d’abord nous acclimater… Entre le transfert depuis SPA vers la frontière bolivienne qui dure 45 minutes, il y a quelques 2000 mètres de différence… Autant dire que l’on est très loin de respecter les préconisations médicales concernant l’acclimatation du corps humain.

Nous passons notre première journée à marcher aux alentours de l’hostel qui se trouve au pied de la Laguna Blanca. Nous marcherons jusqu’à la Laguna Verde, de là nous pouvons contempler le Licancabur.

Avant l'ascension du Licancabur à la laguna Blanca

Avant l’ascension du Licancabur à la laguna Blanca

Laguna Blanca gelée

Laguna Blanca gelée

La laguna Verde avec du borax en bordure et le Licancabur en arrière plan

La laguna Verde avec du borax en bordure et le Licancabur en arrière plan

Le soir nous rencontrons Pedro, c’est notre guide pour l’ascension. Il est heureux de nous montrer son registre qui est quasiment à moitié rempli par des français.

Nous partons le lendemain matin à 3h30 en 4X4 avec le propriétaire, sa femme et Pedro. Après 45 minutes de trajet, le propriétaire et sa femme nous dépose tous les 3 au début du sentier. Nous sommes à environ 4600 mètres.

Nous attaquons l’ascension à un rythme d’escargot ! Pedro progresse très très lentement, cela afin de limiter/retarder au maximum le mal des montagnes. Nous évoluons sans lumière, la lune est quasi pleine et éclaire bien le sentier.

Après quelques heures de marche de nuit, nous assistons au levé du soleil. Le moment est magique, la vue est magnifique et le froid glacial. L’eau de nos bouteilles d’eau commence à geler ainsi que les doigts d’Agnès (qui d’ailleurs en garderont des séquelles pendant quelques semaines). L’ascension est à chaque pas plus difficile et pourtant Pedro n’a jamais changé son rythme… Le manque d’oxygène se fait sentir. Le soleil est pour nous une source de réconfort, il nous redonne l’énergie pour continuer (un peu).

Arrivés vers 5700 mètres, Agnès déclare forfait. L’équilibre n’est plus là et des douleurs se font sentir aux  extrémités des membres (manque d’oxygène). En plus, il faut redescendre. Sur les “conseils” de Pedro, il est préférable pour Agnès qu’elle arrête ici et qu’elle redescende tranquillement à son rythme. A partir de 5500 mètres, la pression atmosphérique est réduite de moitié, ce qui diminue d’autant les possibilités d’oxygénation du corps.

Avec Pedro, je continues l’ascension, nous atteindrons le sommet 45 minutes après avoir laissés Agnès. Au sommet, la vue à 360° sur le Chili et la Bolivie est splendide. Un lac est présent au sommet, profond de 10m, il mesure 150m de long. C’est le plus haut écosystème du monde, il héberge une vie foisonnante (notamment des petits crustacés rouges). Pour les incas, le sommet du Licancabur était aussi un lieu de culte très important (offrandes et sacrifices humains).

Photo depuis le sommet du Licancabur

Photo depuis le sommet du Licancabur

Matthieu au sommet

Matthieu au sommet

Laguna verde et laguna blanca

Laguna verde et laguna blanca

Pour atténuer les effets de l’altitude, je mâche quelques feuilles de coca. Pedro, lui en consomme depuis le début. Il a une énorme “chique” qui lui déforme le visage. Après 20 minutes à admirer la vue, nous attaquons la descente. Rester là haut plus longtemps est trop éprouvant, je me suis surpris plusieurs fois à dormir…

Malgré la fatigue, la descente est un régal. Nous “skions” sur un pierrier tendre. Après quelques chutes, nous rejoignons Agnès. Il ne nous reste que quelques mètres avant d’arriver au point de RDV. Le 4X4 arrivera quelques minutes plus tard.

Nous passerons l’après midi et la nuit à dormir dans nos draps et draps housses en polaires. Nous mangerons aussi notre première viande de lama : succulent.

Ce fut une expérience extrêmement éprouvante pour le corps, mais inoubliable !

Si vous êtes intéressé par l’ascension, nous avons ajouté à la fin de l’article quelques détails pratiques afin de bien préparer cette jolie grimpette…

Résumé de l’ascension Licancabur :

  • Départ : 4600 mètres
  • Arrivée : 5930 mètres
  • Montée : 5h
  • Descente : 2h

Le lendemain, nous commençons donc le tour classique vers le désert sud de Lipez et le salar de Uyuni. Le 4×4 vient nous chercher à l’hostel. Surprise pour nous, Ada fait partie de l’équipage ! Au final, nous sommes 5 : Ada, Dali (un bosniaque), Carlos (le chauffeur) et nous 2. Autant dire que nous ne sommes pas serrés dans le 4×4 et ce n’est pas plus mal.

Nous débutons cette première journée avec la visite des lagunas Blanca et Verde. La couleur de cette dernière est due à une forte concentration en plomb, soufre et carbonate de calcium. Elle change de couleur en fonction de l’heure et du vent.

Deuxième expédition à la laguna Verde avec en arrière plan le Licancabur

Deuxième expédition à la laguna Verde avec en arrière plan le Licancabur

Sur la route

Sur la route

Nous prenons ensuite la direction des Rocas de Dali. Le peintre se serait inspiré des lieux pour réaliser quelques unes de ses toiles. On y observe quelques rochers éparpillés au milieu d’un désert caillouteux.

Désert de Dali

Désert de Dali

Le bosniaque de notre 4x4 du même nom que le désert!

Le bosniaque de notre 4×4 du même nom que le désert!

Ensuite, direction les eaux thermales du salar de Chalviri. Le lieu est adapté aux touristes : toilettes, vestiaires et entrée payante (6Bo). L’eau est chaude et réputée pour ses propriétés thérapeutiques (riche en minéraux). Carlos nous déconseille d’y rester plus de 15 minutes, les bienfaits peuvent se transformer en “poison”.

Petit bain pour Agnès et Ada dans un bain thermal naturel à 40°C (limite un peu trop chaud!)

Petit bain pour Agnès et Ada dans un bain thermal naturel à 40°C (limite un peu trop chaud!)

Joli paysage depuis la piscine naturelle

Joli paysage depuis la piscine naturelle

Dali a beaucoup de mal à s’acclimater. Le mal des montagnes est persistant, du coup Carlos lui donne quelques feuilles de coca et un efferalgan. Il ne profite pas vraiment des paysages allongé à l’arrière…

Couleurs "espectacular"!

Couleurs “espectacular”!

L'oeil du photographe

L’oeil du photographe

Nous atteignons ensuite les geysers de Sol de manana. Il faut faire attention là où l’on met les pieds car le site est parsemé de fumeroles et trous remplis d’un liquide grisâtre bouillonnant et dégageant une forte odeur soufrée. A l’inverse des eaux thermales, il est déconseillé de s’essayer au bain de boues…

Les geysers (heureusement vous n'avez pas l'odeur - oeufs pourris!)

Les geysers (heureusement vous n’avez pas l’odeur – oeufs pourris!)

Bain bouillant

Bain bouillant

Agnès à la tête comme une cocotte minute!

Agnès à la tête comme une cocotte minute!

La première journée touche à sa fin, nous arrivons à notre premier refuge pour la nuit. Carlos décharge nos affaires situées sur le toit du 4×4 et puis nous repartons vers la laguna Colorada, sans Dali qui est resté se reposer.

Notre chauffeur Carlos

Notre chauffeur Carlos

La laguna Colorada est comme son nom l’indique colorée. Elle possède une teinte rouge bordeaux due aux petits organismes rouges qu’elle héberge. Elle est aussi peuplée de flamands roses. Le lieu est incroyablement beau. Il doit aussi être incroyablement froid car sur les berges, on observe plusieurs cadavres de flamands roses tués par le froid.

La laguna Colorada

La laguna Colorada

Panorama sur la laguna Colorada

Panorama sur la laguna Colorada

La couleur rose de la laguna vient des microorganismes de la même couleur

La couleur rose de la laguna vient des microorganismes de la même couleur

Flamenco rosa

Flamenco rosa

Les cadavres des flamands roses morts de froid

Les cadavres des flamands roses morts de froid

Autre paysage de la laguna Colorada

Autre paysage de la laguna Colorada

Agnès a sorti ses habits les plus chauds

Agnès a sorti ses habits les plus chauds

La photographe dans son élément

La photographe dans son élément

Ensuite c’est retour vers le refuge. Nous avons droit à un goûter avec du maté à la coca pour nous réchauffer. Nous dinons et ne veillons pas longtemps, le froid qui tombe une fois le soleil couché est glacial (2 duvets et 2 couvertures chacun!).

Le vent souffle sur la Laguna

Le vent souffle sur la Laguna

Retour au 4x4 (il ne faut pas se tromper de voiture!)

Retour au 4×4 (il ne faut pas se tromper de voiture!)

Le maté coca pour se réchauffer

Le maté coca pour se réchauffer

Les jolis couvre-lits de notre refuge

Les jolis couvre-lits de notre refuge

Le lendemain, nous reprenons notre périple, direction l’Arbol de Piedra. C’est une formation rocheuse ressemblant à un arbre. Aux alentours, il y a d’autres formations rocheuses, sur lesquelles tous les touristes grimpent. Nous arrivons ensuite à une succession de Lagunas Altiplanicas. La plupart sont gelées, salées et/ou contiennent de fortes concentration en borax. Nous faisons notre pause déjeuner sur la dernière. Tout comme le chauffeur, le 4×4 est multifonction : l’arrière de la voiture sert de table de cuisine pour l’heure de déjeuner.

El Arbol de Piedra

El Arbol de Piedra

El Arbol de Piedra avec les montagnes colorées en arrière-plan

El Arbol de Piedra avec les montagnes colorées en arrière-plan

Y'a du 4x4

Y’a du 4×4

Les touristes affluent sur le site

Les touristes affluent sur le site

Sur les bords de la laguna (Chiarcota)

Sur les bords de la laguna (Chiarcota)

Panorama à la laguna altiplanica

Panorama à la laguna altiplanica

Jolie couleur de plumes

Jolie couleur de plumes

Joli paysage sur la route

Joli paysage sur la route

Panorama à la laguna Panaca

Panorama à la laguna Panaca

Après une petite marche digestive, nous reprenons la route direction le mirador du Volcan Ollague. Ce dernier est toujours en activité. Le mirador est vraiment très éloigné, on aperçoit une ridicule petite fumerolle.

Pause déjeuner

Pause déjeuner

En arrière-plan le volcan Ollague (encore actif)

En arrière-plan le volcan Ollague (encore actif)

La deuxième partie de la journée se résume à une succession de paysages minéraux à travers le Salar de Chiguana. Nous croisons la voie de chemin de fer reliant la Bolivie au Chili et nous nous arrêtons dans un almacen (petit magasin) pour acheter une bière à la coca et une au quinoa, bières “artisanales” du coin. Nous terminons cette deuxième journée dans un petit village aux abords du Salar de Uyuni. Notre hostel est intégralement composé de sel. Du sol au plafond et jusqu’à nos sommiers, tout est en sel. Nous dégustons les 2 bières durant le repas et une bouteille de rouge en prime (cadeau de la maison).

Le train passe...

Le train passe…

Sel en gravier au sol (ils ne doivent pas passer souvent l'aspirateur)

Graviers en sel au sol (ils ne doivent pas passer souvent l’aspirateur)

La salle à manger (tables et chaises en sel aussi)

La salle à manger (tables et chaises en sel aussi)

La petite église de Pernocte

La petite église de Pernocte

Dîner dans l'hôtel de sel avec la bière au quinoa

Dîner dans l’hôtel de sel avec la bière au quinoa

Ils ne connaissent pas la prime à la casse

Ils ne connaissent pas la prime à la casse

Troisième et dernière journée, réveil matinal pour observer le lever du soleil depuis l’isla Inca Huasi. L’île se trouve dans le Salar de Uyuni, elle est recouverte de cactus, les plus hauts de Bolivie. Le moment est magique et paisible. Une fois notre petit déjeuner avalé, nous reprenons le 4×4. Nous roulons pendant quasi 1 heure sur cette étendue de sel blanc infinie, Carlos est en recherche d’un endroit tranquille pour que nous puissions prendre quelques photos, les fameuses photos à illusion d’optique. Pendant la saison humide, le salar est recouvert d’une fine couche d’eau, c’est comme un miroir immense qui reflète le ciel, voilà une bonne raison de revenir…

Isla Incahuasi dans le Salar d'Uyuni au lever du soleil

Isla Incahuasi dans le Salar d’Uyuni au lever du soleil

Le soleil pointe son nez

Le soleil pointe son nez

Matthieu et le salar

Matthieu et le salar

Lever de soleil sur le Salar d'Uyuni bis

Lever de soleil sur le Salar d’Uyuni bis

Les cactus ça piquent

Les cactus ça piquent

La fine équipe de 4x4 (sans notre chauffeur)

La fine équipe de 4×4 (sans notre chauffeur)

4x4 dans le salar d'Uyuni

4×4 dans le salar d’Uyuni

Dans le désert blanc

Dans le désert blanc

Le salar dans toute sa splendeur

Le salar dans toute sa splendeur

Les pantins d'Ada

Les pantins d’Ada

Une fessée pour Agnès

Une fessée pour Agnès

1,2,3 Sauter

1,2,3 Sauter

Dali et Ada le pantin jonglant

Dali et Ada le pantin jonglant

Tous en voiture, sponsorisé Coca Cola

Tous en voiture, sponsorisé Coca Cola

Le géant Dali nous écrase

Le géant Dali nous écrase

Une fois la séance photo terminée, nous continuons notre traversée du salar, nous apercevons à l’horizon plusieurs tas de sel. Ce sont les hommes qui extraient le sel qui forment ces monticules. Le sel est ensuite acheminé jusqu’à Colchani. Nous y faisons notre pause déjeuner avant de reprendre la route direction Uyuni. La fin de notre périple se clôt avec la visite du cimetière des trains. De vieilles locomotives rouillent à l’extérieure du village de Uyuni, autrefois elles traversaient le salar pour rejoindre la côte.

Tas de sel pour être raffinés et vendus

Tas de sel pour être raffinés et vendus

Pause photo dans le Salar

Pause photo dans le Salar

Sympa la vue des toilettes

Sympa la vue des toilettes

Le premier drapeau de la bosnie herzégovine sur le salar

Le premier drapeau de la Bosnie Bosnie-Herzégovine sur le salar

Cimetière de trains

Cimetière de trains

Agnès aussi à garder son âme d'enfant

Agnès aussi à garder son âme d’enfant

Matthieu se prend aussi pour James Bond

Matthieu se prend aussi pour James Bond

Tag amusant

Tag amusant

En dépit du fait que ce soit l’attraction touristique la plus importante, cette traversée restera pour nous un magnifique souvenir. Les paysages traversés sont sublimes et uniques, rien n’est comparable.

Voiture au complet

Voiture au complet

La dream team

La dream team

Tout le monde montre ses fesses

Tout le monde montre ses fesses

Infos pratiques :

Faire le Licancabur peut facilement se combiner avec un tour dans le Salar, cela ne pose aucun problème pour l’agence d’avancer de 2 jours votre transfert à la frontière bolivienne. Attention, entre le poste frontière et l’hostel, il y a quelques kilomètres. Nous avons payé un chauffeur (50Bo, à notre avis c’est du vol) pour nous y emmener. Si vous êtes motivés et en forme, vous pouvez tenter de le faire à pied.

Sur place, il y a le guide Pedro, il vous en coutera : 450Bo. Il faut aussi compter le transport en 4×4 de l’hostel jusqu’au début du chemin : 350Bo dans la poche du gérant de l’hostel. Rajoutez à cela 2 nuits et les éventuels repas (vous pouvez aussi prévoir votre nourriture). Essayez de trouver d’autres personnes motivées pour l’ascension à SPA, vous réduirez ainsi le coût du guide et du transport.

A cela, il faut ajouter l’entrée dans la réserve naturelle : 150Bo. Elle est valable pendant 4 jours, donc pas besoin de la repayer lorsque vous débuterez le tour.

Vous reprenez donc le circuit classique 3 jours après. Le départ du tour passant devant l’hôtel, vous n’avez aucun transport supplémentaire.

Concernant le tour classique, il nous a couté 80 000 pésos chilien par personne. Après comparaison avec les autres touristes, les prix sont quasiment tous les mêmes.

Comme d’habitude, un diaporama avec énormément de photos :

7 reflexions sur “Ascension du Licancabur (5930 mètres) et Salar Uyuni

  1. julie

    Ouah! Ca a l’air vraiment superbe! Et les photographes ont l’oeil pour nous donner vraiment envie! C’est décidé, je retourne très très vite en Amérique du Sud! Biz à vous 2

  2. Elise

    Aaah souvenirs souvenirs… superbes vos photos ! Sympa de laisser Agnès comme sacrifice humain 😉 L’odeur d’oeuf pourri je vois bien… immonde !
    Profitez les loulous, hâte de voir vos prochains articles qui vont surement ressasser d’autres souvenirs !

  3. Marc

    N’étant pas un expert en photo , il faudra m’expliquer les effets d’optiques.

    Continuez à nous faire découvrir ces pays.
    Vos reportages sont très intéressants à lire

    Bonne continuation à vous deux ,

    Bisous

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