San Pedro de Atacama

Du 06/06 au 14/06 :

« Et si on faisait du stop ! – Pourquoi pas ! Allez on se lance, vamos ! »

Nous avons parcouru 630km en 3 jours. Nous sommes partis de Salta pour arriver à San Pedro de Atacama.

En attendant les voitures

En attendant les voitures

Salta => San Salvador de Jujuy : les débuts furent difficiles. Nous avions repéré un endroit stratégique pour faire du stop sur une carte. Lorsque nous sommes arrivés en début d’après-midi à ce lieu, c’était en effet un endroit stratégique puisqu’il y avait déjà 5 personnes à faire du stop (dont Valentin un garçon que nous avions rencontré à San Carlos de Bariloche). Au bout de 2h d’attente à voir sortir et rentrer les voitures des stations services, un gentil militaire nous a pris et nous à emmené jusqu’au centre ville de San Salvador de Jujuy, avec sa voiture qui roulait au gaz (combustible pour voiture le moins cher, et de beaucoup, en Argentine).

San Salvador de Jujuy => Purmamarca : Nous avons commencé à faire du stop en début d’après-midi au niveau d’une station service. Beaucoup de gens nous faisait signe qu’ils n’allaient pas loin. Au bout d’une demi-heure, un monsieur s’est arrêté pour nous prendre. Il nous a déposé 3km plus loin en nous disant que l’endroit (où il nous a déposé) était plus approprié pour notre destination. Très vite nous avons été pris par un couple en pick up qui nous ont fait signe de monter à l’arrière. Les cheveux dans le vent on avait vraiment l’impression de partir à l’aventure. Ils nous ont déposés 20km plus loin à un croisement, là où nos chemins se séparaient. A cette intersection, il y avait aussi 2 auto-stoppeurs. Nous avons fait une petite sieste au soleil, le temps que les auto-stoppeurs partent. Une fois la voie libre nous n’avons pas mis beaucoup de temps pour trouver un autre chauffeur très gentil aussi. C’était un fanatique d’une équipe de foot locale, qui allait supporter son équipe et qui fonçait un peu sur les routes. Comme il avait de l’avance par rapport au match, il a fait un détour pour nous déposer à Purmamarca. Une fois à Purmamarca, nous avons essayé de faire du stop pendant 1h30 (sous un soleil de plomb) mais n’avions pas beaucoup d’espoir car le dernier chauffeur nous avait dit qu’il n’y avait pas beaucoup de voitures qui allait vers le Chili. Nous avons passé une nuit de plus à Purmamarca.

Auto stop à Purmamarca

Auto stop à Purmamarca

Purmacarma => San Pedro de Atacama : Sous les conseils avisés de la gérante de l’auberge, nous avons commencé à faire du stop à 8h00, pour tenter d’être pris par les camionneurs paraguyens matinaux qui vont vers le Chili. Agnès a à peine eu le temps de finir de manger sa banane qu’une voiture s’était déjà arrêtée. Nous avons battu le plus court temps d’attente cette fois-ci. C’est un professeur de sciences au collège de Susques qui nous a emmené jusqu’au bourg de Susques. Nous retiendrons surtout le rire de notre chauffeur, assez communicatif. Après avoir visiter l’église (la plus ancienne d’Argentine) et le cimetière de Susques nous sommes allés nous poster à la sortie de la ville.

La petite église de Susques

La petite église de Susques

A l'intérieur de l'église de Susques

A l’intérieur de l’église de Susques

Le cimetière de Susques

Le cimetière de Susques

Au même moment, 4 cars se sont stationnés sur le bord de la route et une petite bonne femme nous dit au loin, que si nous voulons faire du stop il fallait aller voir les chauffeurs des cars. De ce pas nous avons demandé si ils pouvaient nous emmener au Chili. C’était 4 chauffeurs brésiliens qui conduisaient des cars tous neufs (il y avait encore les housses plastiques sur les sièges) jusqu’au Pérou. L’un des chauffeurs a accepté de nous emmener jusqu’à San Pedro de Atacama (qui était sur leur chemin).

Les 4 bus brésiliens à Susques

Les 4 bus brésiliens à Susques

Dans le car tout neuf avec  notre chauffeur brésilien

Dans le car tout neuf avec notre chauffeur brésilien

C’était un trajet très sympa car la vision depuis un bus est différente. Nous avons passé la frontière Argentine/Chili avec quelques difficultés. Au début les policiers ne voulaient pas nous laisser passer car sur les papiers de livraison du chauffeur il n’y avait qu’une personne de déclarée et non trois. Après avoir attendu, le chef est venu et ils ont changé d’avis, nous avons pu repartir avec notre chauffeur. Nous avons été soulagés. D’après le chauffeur qui fait ce trajet 2-3 fois par mois, le paso Jama est toujours le passage de douanes le plus compliqué.

Durant le trajet vers San Pedro de Atacama, nous avons vu des paysages vraiment magnifiques : des salars, des paysages désertiques, des vigognes, des lamas, etc. Après une descente de 42km, très dangereuse (d’après le chauffeur), il nous a laissé à l’entrée de la ville de San Pedro de Atacama.

L’histoire à ce moment là devient intéressante. Matthieu ayant une envie pressante d’uriner va derrière un talus pour se soulager. Lorsqu’il revient il s’aperçoit qu’il a oublié l’i-phone dans le car. C’est la panique! Matthieu s’énerve comme jamais, et se met à courir vers la ville avec son gros sac à dos sur dos, Agnès le suit de loin à pied. Nous trouvons miraculeusement une voiture de taxi garer sur le trottoir à l’entrée d’une maison. Nous, appelons, frappons aux portes, aux fenêtres. Une personne nous ouvre la fenêtre. Nous reprenons notre souffle et essayons d’expliquer notre situation. Le monsieur a été très réceptif à notre charabia et très réactif. Nous balançons nos sacs dans le coffre et montons dans la voiture. On se croyait dans le film Taxi. Le chauffeur traverse la ville pour essayer d’intercepter les cars qui prennent une route périphérique. À la sortie de la ville nous voyons aux loin 4 cars arrivés. Ouf! Nous sommes soulagés et ravis. Matthieu descend du taxi et va récupérer l’i-phone auprès du chauffeur de car qui ne s’était même pas aperçu que nous l’avons oublié. Nous sommes rentrés en taxi et nous l’avons généreusement remercié. Après avoir passé plusieurs jours à San Pedro de Atacama, nous pensons que nous avons eu énormément de chance car, nous ne sommes pas tombé sur UN taxi mais LE taxi de San Pedro !

Panorama sur les environs de SPA

Panorama sur les environs de SPA

Nous avons été beaucoup moins séduits par San Pedro de Atacama (SPA dans la suite de l’article) que par Salta car SPA est bondé de touristes (et encore on n’était pas en haute saison), tout est payant (même des sites naturels sans infrastructure qui justifierai le prix) et la vie est beaucoup plus chère que dans la région de Salta. Pour visiter les environs de SPA nous avons opté pour le vélo (à notre avis le plus économique).

Nos bécannes

Nos bécanes

Le premier jour nous avons visité le musée de Gustavo Lepaige qui raconte l’histoire des habitants de la région (depuis les premiers chasseurs cueilleurs jusqu’à l’arrivée des colons européens). Nous n’avons pas trouvé le musée exceptionnel en même temps il n’est pas très cher non plus (~ 3€).

Le musée de Gustavo Lepaige

Le musée de Gustavo Lepaige

L’après midi nous sommes allés à pieds (environ 2km) a Pukara de Quitor visiter les ruines du village construit sur le flanc d’une colline. Nous sommes montés aussi a un mirador pour avoir un superbe panorama sur la Valle de la Muerte.

Vue sur le rio depuis Pukara de Quitor

Vue sur le rio depuis Pukara de Quitor

Vue sur l'oasis de SPA et la Valle de la Muerte

Vue sur l’oasis de SPA et la Valle de la Muerte

La Valle de la Muerte

La Valle de la Muerte

Jumping

Jumping

Pukara de Quitor

Pukara de Quitor

Le deuxième jour nous sommes allés l’après midi faire un bout de chemin (en vélo) dans la Valle de la Muerte vue la veille, puis nous sommes allés à la Valle de la Luna.

Paysage dans la Valle de la Muerte

Paysage dans la Valle de la Muerte

Figure géométrique naturelle

Figures géométriques naturelles

Dans la Valle de la Muerte

Dans la Valle de la Muerte

Arrivés aux premières dunes de sable nous entendons un bruit de pneu qui se dégonfle et effectivement le pneu arrière du vélo de Matthieu était complètement à plat. Heureusement l’agence de location de vélo nous a fourni un kit de réparation. Matthieu se met donc a l’œuvre pour changer le pneu mais la pompe pour gonfler est merdique et nous n’arrivons pas à le regonfler. Nous demandons a d’autres touristes a vélo leur pompe mais ce sont les même que la notre. Le souci c’est que nous sommes venu à la Valle de la Luna pour visiter différents lieux et surtout voir le coucher de soleil sur la crête d’une dune. Au bout du compte, nous n’avons visité aucun site et avons couru à côté de nos vélos (car celui de Matthieu n’était toujours pas réparé) pour voir le coucher du soleil de justesse. Sur le chemin du retour, le chauffeur d’un bus nous a donné une “vraie” pompe à vélo et nous avons pu repartir (il y avait tout de même une quinzaine de bornes à faire) sur nos vélos, dans le froid de la nuit (on avait des loupiottes sur nos vélos!).

Premières dunes dans la Valle de la Luna

Premières dunes dans la Valle de la Luna

Premier coucher de soleil dans la Valle de la Luna

Premier coucher de soleil dans la Valle de la Luna

Paysage lunaire

Paysage lunaire

La Valle de la Muerte

La Valle de la Muerte

Premier coucher de soleil dans la Valle de la Luna

Premier coucher de soleil dans la Valle de la Luna

Autre Panorama sur la Valle de la Luna

Autre Panorama sur la Valle de la Luna

Le troisième jour, le plus dur pour Agnès mais peut être aussi le plus joli, nous sommes partis dès le matin à la laguna Cejar, toujours à vélo. Sur le site nous avons rencontré Ada, une roumaine, habitant à Colmar et travaillant en Allemagne, elle aussi partie pour 1 an de voyage. Les paysages sont splendides : 3 lagunes (très salée) d’un bleu intense, au milieu d’un désert de sable et de touffes d’herbes sèches.

La laguna Cejar

La laguna Cejar

Les roseaux aux bords de la Laguna

Les roseaux aux bords de la Laguna

Matthieu joue au biologiste

Matthieu joue au biologiste

Panorama sur la laguna et l'étendue de sel

Panorama sur la laguna et l’étendue de sel

Le Licancabur se reflétant dans l'eau

Le Licancabur se reflétant dans l’eau

Il est conseillé de se baigner dans l’une des lagunes, car le taux de sel dans l’eau est très élevé, et comme dans la mer morte, le corps humain flotte. Nous tentons une première fois d’y aller mais l’eau est glaciale et rebroussons chemin à mi-mollet.

Premier essai dans l'eau

Premier essai dans l’eau

Elle n'est vraiment pas chaude

Elle n’est vraiment pas chaude

Après avoir déjeuner, ayant vu plusieurs personnes se baigner, nous prenons notre courage à deux mains et plongeons. Merci à Ada, d’avoir pris des photos comme preuves!

Deuxième tentative de baignade (c'est très profond mais il ne devrait pas y avoir de risque de noyade...)

Deuxième tentative de baignade (c’est très profond mais il ne devrait pas y avoir de risque de noyade…)

Elle n'est pas chaude mais on n'a pas de problème pour flotter

Elle n’est pas chaude mais on n’a pas de problème pour flotter

On sort vite fait de l'eau

On sort vite fait de l’eau

Paysage minéral

Paysage minéral

Après cette baignade au goût un peu salé nous remontons sur nos vélos pour aller voir la laguna Tebinquiche en compagnie d’Ada. Le trajet est difficile car le vent s’est levé et nous l’avons de face. Arrivés sur place nous sommes déçus car l’entrée de ce site aussi est payante. Nous admirons depuis l’entrée les quelques flamands roses sur le bord de la laguna.

Les 3 flamands roses à la laguna Tebinquiche

Les 3 flamands roses à la laguna Tebinquiche

Sur le chemin du retour

Sur le chemin du retour

Le vent souffle

Le vent souffle

La route du retour

La route du retour

Sur le chemin du retour contre le vent

Sur le chemin du retour contre le vent

Sur nos vélos

Sur nos vélos

Matthieu les cheveux dans le vent

Matthieu les cheveux dans le vent

Panorama sur le chemin du retour

Panorama sur le chemin du retour

Paysage désertique

Paysage désertique

Le chemin retour fût très difficile à cause du vent mais aussi très joli grâce aux couleurs surnaturelles du coucher de soleil (grâce aux nuages).

Le Licancabur

Le Licancabur

Panorama de coucher de soleil sur le désert

Panorama de coucher de soleil sur le désert

Joli coucher de soleil

Joli coucher de soleil

Malgré le vent les paysages sont magnifiques

Malgré le vent les paysages sont magnifiques

Paysage de coucher de soleil

Paysage de coucher de soleil

Encore une photo du coucher de soleil

Encore une photo du coucher de soleil

Le coucher de soleil sur le Licancabur

Le coucher de soleil sur le Licancabur

Le nuit approche

Le nuit approche

Le quatrième jour, fut le jour de farniente. Nous sommes allés voir le premier match du Chili contre l’Autralie, sur la place principale où un écran géant avait été installé pour l’occasion. Le Chili a gagné 3-1. Ce fut l’effervescence dans la ville durant tout le match et toute la nuit.

L'église de San Pedro de Atacama en rénovation

L’église de San Pedro de Atacama en rénovation

Les rues de SPA

Les rues de SPA

La rue principale de SPA, caracoles

La rue principale de SPA, caracoles

Le cinquième jour, ayant été frustré de ne pas avoir pu profiter pleinement du site de la Valle de la Luna, nous avons loué 2 vélos pour l’après-midi et sommes repartis là-bas. Nous avons pu jouer aux spéléologues dans les canyons, aller voir les “tres Marias” : rochers au milieu d’un désert de sable, et assister de nouveau à un joli coucher de soleil sur la Valle de la Luna, qui porte bien son nom.

Deuxième expédition à la Valle de la Luna

Deuxième expédition à la Valle de la Luna

Les canyons creusés par l'eau

Les canyons creusés par l’eau

Dune de sable fin

Dune de sable fin

Paysage saupoudré de sel (et non de sucre glace)

Paysage saupoudré de sel (et non de sucre glace)

Virage à gauche

Virage à gauche

Le licancabur au coucher du soleil

Le licancabur au coucher du soleil

Notre promontoire pour admirer le coucher du soleil

Notre promontoire pour admirer le coucher du soleil

Paysage au coucher du soleil

Paysage au coucher du soleil

Les photos bonus :

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7 reflexions sur “San Pedro de Atacama

  1. Armelle

    On vous sent bien là-bas
    En tout cas vous paressez heureux sur les photos
    le coup de l’iphone même par écrit est stressant j’imagine en réalité.
    Merci encore de nous faire partager vos photos et émotion.
    Bonne continuation Bises
    Armelle et sa petite famille

  2. Régis

    magnifique, merci de partager vos aventures avec nous, c’est très agréable à lire et les photos sont splendides.

    ça donne des envies d’évasions …

  3. Pingback: Ascension du Licancabur (5930 mètres) et Salar Uyuni | MAIS ILS SONT OU ?!!

  4. Nicolas et Charline

    Bonjour,
    Nous sommes un couple Français en voyage en Amérique du sud.
    On est pour le moment a Valparaiso et allons tranquillement remonter sur SPA.
    On a adoré vos explications et du coup on a quelques questions à vous poser. On pense que ça va être un peu cher, on cherche donc le moyen le plus économique pour visiter.
    D’où mes questions, Peut-on tout faire en vélo comme vous l’avez fait ou est-ce difficile ? Le parcours que vous avez fais en vélo est sécurisé ou en tout cas bien balisé ? Chaque entrée dans les différentes vallée sont payantes ?
    Merci pour vos conseils.

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