Ile de Pâques

Du 15/05 au 22/05 :

Voyage dans le voyage prévu depuis le début de notre périple (nous avions acheté les billets avant de partir), nous prenons la direction de l’île de Pâques (Isla Pasqua ou Rapa Nui).

Depuis Santiago, nous prenons l’avion pour l’aéroport de Hanga Roa, la seule ville de l’île. Il nous faudra 5 heures de vol. L’aéroport fonctionne à plein régime, il y a en moyenne 2 vols par jour pour le Chili et un vol par semaine vers Tahiti. L’avion est rempli à quasi 100 % de touristes.

Rapa Nui est un des endroits les plus isolés du monde, l’île est située à 3700km du Chili et 4100km de Tahiti. L’île habitée la plus proche est à 2000km, elle compte une cinquantaine d’habitants.

Parmi les nombreuses théories de colonisation de l’île, la plus acceptée évoque un peuple polynésien, venu sans doute des îles Marquises, il y a 1500 ans.

L’île n’est pas immense, 23 km de long sur 12 km de large, elle a la forme d’un triangle isocèle. Elle est constituée de 3 volcans principaux, aujourd’hui éteints.

La température sur l’île ne varie pas, c’est 23°C tout le temps (jour comme nuit), vous combinez cela à une forte humidité, résultat : il fait chaud ! Nous résiderons donc au camping de Hanga Roa, c’est la solution la plus économique, le camping est plein de touristes français, allez comprendre pourquoi…

La vue sur l’océan Pacifique depuis notre tente est splendide.

Notre camping

Notre camping

Nos mines réjouies, on vient d'arriver

Nos mines réjouies, on vient d’arriver

Coucher de soleil depuis le camping

Coucher de soleil depuis le camping

Panorama, vue du camping

Panorama, vue du camping

Pour visiter l’île, il est possible de passer par une agence, vous faites le tour de l’île dans la journée et admirez les sites majeurs. Nous, nous avons le temps (7 jours) et décidons donc de privilégier un moyen de transport plus lent (nos jambes).

Nous débuterons notre visite de l’île avec le volcan Rano Kau (Sud-Ouest). Nous partons à pied depuis le camping en longeant la côte. Après une petite grimpette, on parvient au cratère du volcan, la vue est impressionnante. Le fond de l’immense cratère est composé de dizaines de petits lacs.

Côtes aux roches volcaniques déchiquetées

Côtes aux roches volcaniques déchiquetées

Pendant la montée vers le volcan Rano Kau

Pendant la montée vers le volcan Rano Kau

Le Volcan Rano Kau, véritable patchwork de couleurs

Le Volcan Rano Kau, véritable patchwork de couleurs

Nous longeons le cratère pour atteindre le village sacré Orongo. Autrefois, ce village était utilisé lors des cérémonies de l’homme oiseau (tangata manu, personnage au pouvoir spirituel).

Chaque année était désignée un nouvel homme oiseau parmi les chefs de tribu de l’île.

« Comment devenir homme oiseau ? Rien de plus simple ! »

Chaque chef de tribu désignait un serviteur, ce dernier avait la lourde tâche de trouver et rapporter à la nage le premier œuf d’un oiseau migrateur sur un des petits îlots situés en contrebas de l’île.

Une fois que le serviteur trouvait un œuf, il l’attachait à son front et s’il parvenait à le ramener intact à son chef, ce dernier devenait le nouvel homme oiseau pour l’année.

Parmi les obstacles à franchir : un océan avec des courants violents, quelques requins, des falaises à grimper, des jours voire des semaines d’attentes sur le bout d’île à la recherche d’un œuf.

C'est sur le dernier des 3 îlots qu'il fallait aller chercher l’œuf !

C’est sur le dernier des 3 îlots qu’il fallait aller chercher l’œuf !

Le village Orongo restauré

Le village Orongo restauré

Pétroglyphe, représentation de l'homme oiseau

Pétroglyphe, représentation de l’homme oiseau

Vue depuis le village Orongo sur les falaises du volcan Rano Kau

Vue depuis le village Orongo sur les falaises du volcan Rano Kau

Pour notre deuxième jour, nous visitons le musée de l’île. Il est très intéressant et explique très bien l’histoire de l’île et de son peuple. En chemin, nous croisons nos premiers moais, l’Ahu Tatai est composé de 3 séries de plate-forme. Les 3 plate-formes ont fait l’objet de travaux de restauration. En effet, la fin de la civilisation est marquée par le renversement des moais, sans doute lié à des guerres intérieures pour le contrôle de l’île et à une surpopulation de l’île.

Le cimetière de Hanga Roa

Le cimetière de Hanga Roa

Matthieu et son premier moaï, c'est le seule de l'île restauré complètement (avec ses yeux)

Matthieu et son premier moaï, c’est le seule de l’île restauré complètement (avec ses yeux)

Le moai avec sa coiffe et ses yeux (l'unique de l'île)

Le moai avec sa coiffe et ses yeux (l’unique de l’île)

Ahu Tahai avec 5 moaïs

Ahu Tahai avec 5 moaïs

En 1863, les péruviens termineront la dissémination des derniers habitants. Réduits à l’esclavage, une grande partie des habitants est envoyée dans les mines du continent. Seulement une quinzaine de survivants retournera sur l’île (avec la variole en prime). En une année, la population de l’île est passée de 5000 à quelques centaines.

Nous poursuivons par la visite de l’Ahu Vinapu. Sa construction n’est pas sans rappelée les techniques de construction utilisées par les Incas. Il y aurait-il eu un lien entre ces 2 peuples ?

L'ahu Vinapu, un air de construction Inca ?

L’ahu Vinapu, un air de construction Inca ? C’est le seul de l’île avec cette technique de taille.

Vue sur l'ahu Vinapu et la côte

Vue sur l’ahu Vinapu et la côte

Nous terminons cette journée devant un joli coucher de soleil en face de l’Ahu Tatai (vu le matin).

Coucher de soleil sur le site de Tahai

Coucher de soleil sur le site de Tahai

Les 5 moais illuminés (en prime une touriste qui gâche le photo)

Les 5 moais illuminés (en prime une touriste qui gâche la photo)

Coucher de soleil sur les moais

Coucher de soleil sur les moais

Au troisième jour, nous prenons la direction de la carrière de Puna Pau. Les pascuans y taillaient les chignons (pukao) des moais dans une pierre rouge.

En chemin vers la carrière

En chemin vers la carrière

Fleur de l'île

Fleur de l’île

Des Pukaos taillés

Des Pukaos taillés

Pukao avec pétroglyphes

Pukao avec pétroglyphes

Quelques punkaos sont encore dans la carrière, il "reste" à les sortir

Quelques pukaos sont encore dans la carrière, il “reste” à les sortir

Vue sur Hanga Roa

Vue sur Hanga Roa

Nous filons ensuite vers le centre de l’île et l’Ahu Akivi. La plate forme compte 7 moais (redressés).

C’est la seule plate-forme de l’île dont les moais sont face à la mer, en un lieu où était situé l’ancien village. Les moais, représentants les anciens de chaque tribu, étaient érigés face au village, le regard tourné vers ces habitants, comme des gardiens protecteurs.

Ahu Akivi et ses 7 statues

Ahu Akivi et ses 7 statues

L'ahu Akivi en B&W

L’ahu Akivi en B&W

Les visages des moais de l'Ahu Akivi

Les visages des moais de l’Ahu Akivi

On visite ensuite une grotte formée par les coulées de lave des anciens volcans (Ana Te Pahu). L’île compte plusieurs grottes du même type. Elles étaient généralement habitées par les Pascuas.

Régime de bananes

Régime de bananes avec la fleur

Des bananiers dans une grotte

Des bananiers dans une grotte

Vue depuis l'intérieur de la grotte, autrefois occupée par les pascuans

Vue depuis l’intérieur de la grotte, autrefois occupée par les pascuans

Nous terminons notre journée avec l’ascension du point culminant de l’île, le volcan Terevaka. C’est quasiment une vue à 360° qui s’offre à nous. Depuis ce promontoire, nous pouvons apprécier les limites de l’île et l’immense océan Pacifique qui nous encercle! La sensation d’isolement est impressionnante.

Montée vers le point culminant de l'île (le mont Terevaka, 507m)

Montée vers le point culminant de l’île (le mont Terevaka, 507m)

Nous sommes au sommet

Nous sommes (quasi) au sommet

Un volcan voisin du point culminant, Matthieu en tout petit

Un volcan voisin du point culminant, Matthieu en tout petit

L'océan Pacifique nous encercle

L’océan Pacifique nous encercle

Le lendemain, nous louons une voiture avec Juliette, Arthur et Paco pour visiter le côté Ouest de l’île (un peu plus éloigné de la ville). Départ matinal (6h!), puisque nous voulions profiter du lever du soleil sur l’Ahu Tongariki. Nous avons pris notre petit déjeuner en face des 15 moais. Spectacle magnifique !

Réveil matinal pour assister au lever de soleil sur le site de Tongariki (15 moais!)

Réveil matinal pour assister au lever de soleil sur le site de Tongariki (15 moais!)

Nous et les 15

Nous et les 15

Encore les 15 de Tongariki

Encore les 15 de Tongariki

Le 16ème décapité et allongé sur le sol à l'écart du site

Le 16ème décapité et allongé sur le sol à l’écart du site

Nous nous approchons des 15.

Nous nous approchons des 15.

Vue de dos

Vue de dos

Le soleil matinale illuminant les statues

Le soleil matinal illuminant les statues

Juste à coté se trouve la carrière dont étaient extraits et taillés tous les moais de l’île, le volcan et sa carrière Rano Raraku. Le site est merveilleux, nous avons l’impression de nous balader dans un champ de culture de moais. Il a été dénombré environ 300 moais sur le site, en attente de transfert vers les ahu des tribus. Les plus grands pouvaient atteindre une vingtaine de mètres. Selon, les scientifiques il aurait été impossible de les transporter avec les techniques de l’époque.

Les moais de Tongariki regarde vers le ancien village et vers leur lieu de naissance : la carrière Raraku

Les moais de Tongariki regardent vers l’ancien village et vers leur lieu de naissance : la carrière Rano Raraku

A l'intérieur du volcan Rano Raraku, la carrière est sur les flans extérieurs

A l’intérieur du volcan Rano Raraku, la carrière est sur les flans extérieurs

Un moai enfoui (seulement 1/3 de visible)

Un moai enfoui (seulement 1/3 de visible)

Une photo lors de fouilles dans la carrière, seulement 1/3 de la statue est visible. Dur d'imaginer le transport jusqu'au Ahu...

Une photo lors de fouilles dans la carrière, seulement 1/3 de la statue est visible. Dur d’imaginer le transport jusqu’au Ahu… C’est le même que la photo précédente.

Plusieurs moais sortis de la roches, le site compte quasi 400 moais en attente d'acheminement

Plusieurs moais sortis de la roche, le site compte quasi 300 moais en attente d’acheminement

Nous (Paco, Juliette, Athur et nous) et un moai

Nous (Paco, Juliette, Arthur et nous) et un moai

Le plus gros du site, sorti il aurait fait quasi 20 mètres

Le plus gros du site, sorti il aurait fait quasi 20 mètres

Vue depuis la carrière sur le site de Tongariki

Vue depuis la carrière sur le site de Tongariki

Un champ de moais

Un champ de moais

Le seul moai de l'île avec une barbe et agenouillé

Le seul moai de l’île avec une barbe et agenouillé

Désordonnés les pascuans, non ?

Désordonnés les pascuans, non ?

Cache-cache dans les moais

Sur l’île, on recense environ 890 moais. Certains sont à plus de 20 kilomètres du lieu de taille. Le plus grand jamais érigé mesurait 9m. Leur transport ne devait pas être une mince affaire et requérait énormément de temps, de bois et d’hommes. A travers toute l’île, on peut voir de nombreux moais cassés. On estime que seulement un tiers des statues parvint à leur destination finale soit 70 % de déchets. Voilà un sacré passe-temps !

Et n’oublions pas qu’une fois la statue érigée, il restait encore son chignon à « déposer » …

Nous continuons le tour de l’île avec les visites des nombreux ahus et autres sites historiques que comptent l’île.

Pétroglyphe représentant une pieuvre

Pétroglyphe représentant une pieuvre

Une côte avec en arrière plan, le volcan Poike (extrême Est)

Une côte avec en arrière plan, le volcan Poike (extrême Est)

La pierre centrale est une grande source de "mana", du coup on fait une petite cure !

La pierre centrale (nombril du monde) serait une grande source de “mana”, du coup on fait une petite cure !

Pierre musicale qui était sensée attirer les poissons vers les côtes. On a essayé plusieurs fois, aucun son n'est sorti.

Pierre musicale qui était sensée attirer les poissons vers les côtes. On a essayé plusieurs fois, aucun son n’est sorti.

Celui-là, c'est le top, 2 en 1.

Celui-là, c’est le top, 2 en 1.

Là-bas, les averses ne préviennent pas, pose photo au pied d'un moai.

Là-bas, les averses ne préviennent pas, pose photo au pied d’un moai.

Le site de l’ahu Nau Nau et sa plage idyllique (Anakena) avec cocotier est sublime. Là-bas, quelques cahutes vous proposent des empanadas au thon frais et fromage à 3000 pesos chiliens, quasi 10 fois le prix de ceux que l’on peut trouver sur le continent ! On les a testés (un pour deux), et ils sont vraiment tops. Nous déjeunons sur la plage et faisons un plongeon dans l’eau du Pacifique. Fraîche pour Matthieu et bonne pour Agnès.

La palmeraie de la plage Anekena (au fond l'Ahu et ses 7 moais)

La palmeraie de la plage Anekena (au fond l’Ahu et ses 7 moais)

Toujours vue de profil mais de plus long

Toujours vue de profil mais de plus loin

Moai solitaire à côté des 7 autres

Moai solitaire à côté des 7 autres

De plus près, on peut deviner les pétroglyphes

De plus près, on peut deviner les pétroglyphes dans le dos

Les moais sont vraiment au bord de la mer, la sable de plage blanc est à leur pied

Les moais sont vraiment au bord de la mer, la plage de sable blanc est à leur pied

On termine notre journée avec un bon apéro, le décor est sympa : coucher de soleil sur le Pacifique avec nos amis les moais en premier plan.

On ne se lasse vraiment pas des couchers de soleil avec les moais. En prime, nous avons aussi pris l'apéro.

On ne se lasse vraiment pas des couchers de soleil avec les moais. En prime, nous avons aussi pris l’apéro.

Coucher de soleil

Coucher de soleil

Panoramique

Panoramique

Jour suivant, jour spécial, c’est l’anniversaire de Matthieu, 28 piges. Au programme : farniente ! Nous aimons nous balader dans les ruelles de la ville, sur l’île règne une atmosphère paisible et tranquille (un peu comme sur toutes les îles). Le soir, nous prenons l’apéro avec d’autres campeurs. Avec Paco, on se fait un dessert de fête : fondue au chocolat avec fruits frais (mangues de l’ile et ananas). A la suite de ce dernier repas, Agnès a fait une sorte d’indigestion au chocolat. Ce fut le plus grand drame que la terre est connue (selon Agnès) !

Notre fondue au chocolat, Agnès en garde mauvais souvenir

Notre fondue au chocolat, Agnès en garde un mauvais souvenir

Un verre au bar pour arroser cette 28eme année

Un verre au bar pour arroser cette 28eme année

Le lendemain, nous enfilons nos grosses godasses. L’objectif de la journée : faire du stop jusqu’à la plage d’Anakena et ensuite longer la côte Nord pour rejoindre Hanga Roa à pied.

Cette dernière est très jolie (et très venteuse), bien différente du reste de l’île. C’est très sauvage, il n’y a pas de route, pas d’habitation. Les vaches et les chevaux se baladent en totale liberté. Nous rencontrons d’ailleurs de nombreux squelettes (certains avec de la peau encore dessus) de chevaux et vaches. Les ahus et les quelques moais que nous rencontrons sont à l’état de ruines.

Plage Anakena, c'est la plus grande sur les 2 que compte l'île

Plage Anakena, c’est la plus grande sur les 2 que compte l’île

L'aventurier Matthieu contemplant le Pacifique

L’aventurier Matthieu contemplant le Pacifique

Une carcasse sur le chemin

Une carcasse sur le chemin

Pétroglyphe d'une torture qui paraissait "restauré"

Pétroglyphe d’une torture qui paraissait “restauré”

Nous avons visité aussi des grottes : 2 d’entre elles donnaient sur le Pacifique : vue imprenable, l’accès était relativement facile pour la seconde avec une lampe frontale. Pour la première, nous avons rampé à 4 pâtes et même à plat ventre, sans voir de lumière du jour, nous avons donc fait demi-tour avant d’arriver au bout. Expérience de spéléologie à refaire (avec des pro!).

Agnès la spéléo

Agnès la spéléo

Vue sur la mer depuis une des 2 fenêtres de la grotte

Vue sur la mer depuis une des 2 fenêtres de la grotte

Autre vue depuis la grotte

Autre vue depuis la grotte

Pour notre dernière nuit, nous avons eu droit à une tempête qui a trempé une bonne partie de nos affaires. Avec le vent, le auvent de notre tente s’est défait (les sardines ont sauté), laissant nos affaires sans protection. Au petit matin, le temps n’a pas changé : fort vent et pluie battante. Il était temps pour nous de quitter cette magnifique île.

Agnès quittera l’île avec le regret de ne pas avoir fait de tatouage. Les tatoueurs sont très doués et c’est vraiment pas cher…

PS : Aucun extraterrestre d’aperçu durant ces 7 jours.

On vous met une galerie avec toutes les photos de l’article et d’autres en bonus.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

7 reflexions sur “Ile de Pâques

    1. Princess_Chataigne Auteur de l'article

      Ce n’était pas l’intention première d’Agnès en venant sur l’île de Pâques, mais en voyant 2 beaux tatouages fraichement réalisés, cela lui a donné envie. Il lui manquait encore quelques jours de réflexion, lorsque l’on retournera sur l’île elle sera prête !

    1. Princess_Chataigne Auteur de l'article

      Je suis d’accord (Matthieu) au vue de la photo du bar, on pourrait croire à un anniversaire trop arrosé, mais le lendemain le mal était au ventre et pas aux cheveux.

  1. JACOB Marcel

    Merci pour votre magnifique compte rendu de l’île de Pâques ! les photos sont superbes et le reportages super documenté .Je sens votre émerveillement ça fait très plaisir .
    Bon anniversaire à posteriori à Matthieu …dommage que la gourmandise d’Agnès ai été punie .
    Encore merci … entre les débuts prometteurs des Bleus et vos images j’en oublie Hollande et ses errements !!!
    Marcel.

    1. Princess_Chataigne Auteur de l'article

      Bonjour Marcel, merci de nous suivre. Nous aussi nous suivons les exploits des bleus et c’est bien la seule chose que nous suivons aujourd’hui de l’actualité française…

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :