Camino del Inca – Tarija

Du 11/07 au 12/07 :

Nos chaussures de rando commençaient à râler et boudaient dans leur coin on a donc organisé un trek de 2 jours dans la reserva de Sama : petit mais costaud ! Les préparatifs du trek ont été un peu laborieux. Il a fallu :

  • s’enregistrer au près de la Sernap (institution de gestion des espaces naturels protégés), on a récupéré les coordonnées de la personne qui s’occupe d’une auberge communautaire sur le chemin,
  • aller dans un autre bureau pour avoir une carte précise du trek qu’on voulait faire,
  • acheter des pantalons polaires pour ne pas avoir froid le soir (28Bs = 3€),
  • acheter de la nourriture pour le trek,
  • prendre nos billets de bus pour aller a Copacabana (près de Tarija), etc.

Une fois fin prêt nous prenons le bus. Sa destination finale est Villazon, lorsque nous montons nous demandons bien si le bus passe par Copacabana, ils nous répondent “si, si”. Matthieu regarde avec son GPS le trajet du bus, a un moment on passe aux environs de Copacabana, le bus s’arrête pour un arrêt pipi, Matthieu redemande si on va passer à Copacabana et là le discours change le bus ne passera pas plus près du village nous devons descendre et continuer à pieds jusqu’à Copacabana. Ce n’est pas trop grave le paysage est plutôt joli et le but n’était pas d’aller jusqu’à Copacabana : petit village de 4-5 maisons en adobe.

Il est midi, Nous commençons notre trek en allant vers la laguna. Il y a plein de flamants roses, hélas contrairement a ceux du salar Uyuni, ils sont plutôt farouches et dès que nous approchons (~300m) ils s’envolent tous. Nous restons donc à une certaine distance de l’eau pour déjeuner un sandwich.

La laguna Grande et dans le fond Copacabana

La laguna Grande et dans le fond Copacabana

Les flamants roses s'envolent à notre approche

Les flamants roses s’envolent à notre approche

Pause déjeuner (et photos) devant la laguna Grande

Pause déjeuner (et photos) devant la laguna Grande

Après la pause déjeuner nous repartons vers le petit village de Pasajes. Au bout d’un moment une moto sortie de nul part se dirige vers nous (en même temps il n’y a qu’un chemin) et s’arrête à notre niveau. C’est un gars de la Sernap. Il nous demande nos papiers d’enregistrement, nous les lui donnons. Nous discutons un peu avec le garde mais le dialogue est difficile : il a gardé son casque de moto sur la tête. Il repart avec nos papiers en nous disant qu’il préviendra les autres gardes de notre présence sur la réserve. Bizarre ! Nous repartons. Les paysages sont magnifiques mais le chemin est un peu monotone : longue ligne droite.

Chemin un peu monotone

Chemin un peu monotone

Vers Pujzara

Vers Pujzara

Quelques nuages dans le ciel

Quelques nuages dans le ciel

Panneau indicatif de la reserva de Sama

Panneau indicatif de la reserva de Sama

Nous arrivons à Pasajes et sommes accueillis par les aboiements des chiens plus ou moins agressifs. Les villageois eux sont plus réservés et rentrent chez eux ou se cachent derrière un mur à notre venue. Nous ne traînons pas dans ce village qui n’a rien d’exceptionnel et poursuivons notre chemin vers Pujzara. Le soleil commence à se coucher et nous voyons déjà la lune monter dans le ciel. Le spectacle est magnifique avec les collines se reflétant dans la lagune.

Couleurs de fin de journée

Couleurs de fin de journée

La lune commence à pointer le bout de son nez

La lune commence à pointer le bout de son nez

La lune monte à vitesse grand V dans le ciel

La lune monte à vitesse grand V dans le ciel

Cela fait 5h30 que nous marchons, nous sommes contents lorsque nous apercevons l’auberge. Matthieu demande à une dame où se trouve le responsable de l’auberge, elle lui montre une personne au loin. Nous attendons que la personne arrive à notre niveau. C’est bien le responsable de l’auberge hélas il n’a pas les clés sur lui, il ne peut donc pas nous ouvrir mais des ouvriers travaillant dans le coin et logeant à l’auberge devraient arriver dans une petite demie heure. Nous patientons. Le soleil s’est couché et il commence à cailler.

En attendant les clés de l'auberge

En attendant les clés de l’auberge

Coucher de soleil sur la laguna

Coucher de soleil sur la laguna

Nous arrivons à avoir les clés. L’auberge est immense et nous sommes les premiers touristes de l’année 2014. Le responsable nous prépare notre lit et nous montre les lieux. Le bâtiment est tellement grand que nous ne croiserons même pas les deux ouvriers. Nous soupons et allons nous coucher (avec nos pantalons polaires).

Le lendemain matin nous nous levons de bonne heure car une longue journée de marche sur le chemin Inca (camino del Inca) nous attend et elle fut plus longue que nous le pensions.

L'auberge communautaire

L’auberge communautaire

Panorama depuis l'auberge le matin

Panorama depuis l’auberge le matin

Partis à 7h30 nous commençons par une petite montée dans les collines. Arrivés en haut nous avons un super panorama sur la vallée.

Paysages sur le chemin

Paysages sur le chemin

Panorama avant d'entamer le chemin inca

Panorama avant d’entamer le chemin inca

Après la montée matinale

Après la montée matinale

Le manque d'oxygène nous rend un peu euphorique

Le manque d’oxygène nous rend un peu euphorique

Puis nous sommes redescendus par l’ancien chemin inca : chemin de pierres taillés. Un peu avant midi nous arrivons au niveau du lit de la rivière.

L'ancien chemin inca

L’ancien chemin inca

Camino del Inca plutôt bien conservé

Camino del Inca plutôt bien conservé

Zorro est passé par là

Zorro est passé par là

Nous descendrons jusque dans le lit de la rivière à gauche de la photo

Nous descendrons jusque dans le lit de la rivière à gauche de la photo

Nous suivons le camino Inca sur plusieurs kilomètres et arrivons au village : Calderillas. Dans le village un petit vieux nous accoste et nous baragouine un charabia dont la traduction devait dire : “si vous voulez aller à Pino Sud, vous ne prenez pas le bon chemin, faites demi-tour et prenez un sentier plus haut puis redescendez dans le lit de la rivière et suivez le pendant un petit moment”. Ce gentil petit vieux nous à accompagner sur un petit bout de chemin et nous à indiquer un tas de cailloux blancs au loin. Nous nous rendons aux tas de cailloux et tentons de rejoindre le lit de la rivière, avec quelques difficultés car il y a des crevasses à contourner. Nous atteignons le lit de la rivière et déjeunons en vitesse car il y a encore de la route. Dans la vallée nous croisons 2 bergères qui nous ignorent complètement à notre passage. Nous traversons plusieurs fois la rivière et reprenons un ancien chemin inca qui montent cette fois-ci.

Passage de la rivière

Passage de la rivière

Au bord de la rivière

Au bord de la rivière

Une fois en haut nous avons une magnifique vue sur Pino Sud.

Vue après la deuxième montée l'après-midi

Vue après la deuxième montée l’après-midi

Panorama avant de descendre le chemin de l'inca

Panorama avant de descendre le chemin de l’inca

Durant toute la descente nous aurons eu de très beaux paysages, mais le chemin en pierre (toujours camino del Inca) est difficile à descendre (nous regardons tout le temps où nous mettons les pieds) et n’apprécions pas à sa juste valeur le spectacle. Sur la descente nous avons croisé une femme avec un grand/gros bébé dans le dos, en jupe, chapeau, sandale, monté en sens inverse avec 3 ânes et 2 autres enfants. Les pauvres, eux ne faisaient pas le sentier par plaisir! Nous continuons notre descente vers Pino Sud. A un moment nous pensons être arrivés dans le village, nous voyons une maison, puis une autre, puis encore une autre… Au bout de 3/4h de marche nous ne voyons toujours pas un semblant d’église ou de place. Nous entendons les radios et les TV en marche dans toute les maisons : c’est la petite finale de la coupe du monde : Hollande/Brésil. Nous demandons à un villageois si ‘les bus passent dans le coin il nous dit d’aller jusqu’au croisement. Nous y allons. C’est un peu désert. Nous croisons un autre monsieur, nous lui demandons s’il y a des bus qui passent dans le coin et à quelle heure. Il nous répond qu’il n’y a pas de bus mais s’il y a des voitures qui passent il faut leur faire signe. Bon, on va devoir rentrer en stop. Nous prenons un petit casse croûte pour goûter et repartons en marche en espérant croiser une voiture (il y a encore une cinquantaine de kilomètres jusqu’à Tarija). Le souci c’est que tout le monde (ou presque) regarde la finale et la route (enfin le chemin de terre) est désert. Un peu avant 18h00, comme on en avait pleins les pattes (9h30 de marche dans la journée), on s’est posé au bord de la route et on a attendu. Le soleil commençait à se cacher derrière les collines et Agnès s’imaginait déjà planter la tente dans le terrain vague à côté. Soudain on voit un nuage de poussière se diriger vers nous, ce n’est pas un mirage, c’est bien une voiture ! Youpi ! Quand elle s’approche on se rend compte que c’est un taxi! Tanpis on le prend,même si ça va nous coûter une fortune. Il accepte de nous emmener jusqu’à Tarija. Sur la route, il prend et dépose d’autres personnes. La course ne nous reviendra pas plus cher qu’une course en ville : 20Bs = 2€. Nous arrivons à l’hôtel Casa Blanca vers 19h. Nous prenons une bonne douche et comme après chaque trek nous nous payons un bonne bouffe. Cette fois se sera pizza, glace !

Le topo de notre rando, pour vous montrez que çà descendait (dans le coin gauche, le graphe de l’altitude et si vous voulez voir en plus grand cliquer sur “Détails”) :

Et pour terminer, un diaporama :

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